Le Calophyllum Inophyllum, le début d’une entreprise remarquable 2

Cet arbre n’est pas originaire de cette zone. Il a été planté, ainsi que d’autres essences, lors de la réalisation du Canal des Panganales pour le protéger de l’érosion de la dune qui le sépare de l’Océan Indien. Le Canal fût aménagé pour la navigation commerciale par le Général Gallieni de 1896 à 1904, afin d’acheminer plus facilement les épices produites dans le Sud-Est de Madagascar vers le port de Tamatave, plus au nord. Il fait 700 km et par endroit il n’est séparé de l’Océan que par une faible bande de dunes et de forêts.

 

C’est exactement là où nous nous trouvons. Quelle découverte ! On peut y trouver des zébus entièrement en liberté. Egalement  un terrain de foot ! Sur une fine couche de végétation qui permet d’avoir un terrain de jeu parfait, mais … attention aux bouses !

Comme mentionné dans mon précédent article (voir article Le Calophyllum Inophyllum, le début d’une entreprise remarquable 1), nous sommes conquis par le potentiel de cette zone et il s’agit maintenant de mettre en place un système économique viable et durable pour exploiter cette manne en parfait accord avec la population et l’environnement.

Malheureusement, actuellement, les habitants de la zone ont plutôt tendance à couper ces arbres pour en faire du bois de chauffe qu’a les utiliser et les protéger pour en tirer un bénéfice durable. Dans ce village, ils n’ont pas compris contrairement au villageois de la cocoteraie (voir article Découverte d’une Cocoteraie Cachée), l’intérêt de ces remparts naturels contre la rigueur et le danger de la mer et du vent marin.

Ainsi nous commençons une première sensibilisation auprès du Chef du village, sur l’intérêt pour eux à stopper ces coupes.

Comme évoqué le potentiel de production est très intéressant même si très éloigné des routes habituelles de commerces et ainsi notre premier réflexe fut d’utiliser la route fluviale comme autrefois.

Toutefois même si à la fin des années 1980, le gouvernement malgache a entreprit des travaux pour rendre le canal à nouveau navigable, Ils ne furent réalisés que de la gare fluviale de Tamatave à celle de Mananjary, sur 420 km, mais trop au nord de notre zone. Si le tronçon nord du canal est très fréquenté, par les pirogues transportant passagers et provisions en direction du grand port de Tamatave, la partie sud l’est beaucoup moins.

Malgré ceci le chef du village nous confirme qu’il est possible pour lui et sa pirogue de remonter vers le nord avec des cargaisons de quelques tonnes …

Alors pourquoi pas ! Quel projet fantastique de pouvoir réutiliser des infrastructures oubliées mais tellement naturelles …

Nous proposons une première collecte aux villageois pour la prochaine récolte de 2018.

Prochaine étape 1er trimestre 2018 la descente en pirogue de Mananjary jusqu’au village pour valider la possibilité de faire circuler les récoltes sur le Canal, vers un lieu de transformation.

 

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